À la suite du tsunami qui avait ravagé l’Asie du Sud-Est fin 2004, la Suisse avait mis à disposition près de 120 hommes et des hélicoptères Superpuma pour transporter près de 400 tonnes de matériel et 2200 personnes. Cette mission, sous mandat du HCR, avait été couronnée de succès et unanimement saluée par les instances de l’ONU et les autorités suisses.
Ce savoir-faire humanitaire et logistique, la Suisse doit le mettre à nouveau à disposition dans le cadre de l’aide internationale à Haïti. L’armée suisse dispose de moyens et compétences de qualité en matière d’aide en cas de catastrophe, de sauvetage et de logistique, qui pourraient venir compléter ceux des organisations civiles déjà sur place. En raison des pillages qui sont à craindre dans les prochaines semaines, une assistance militaire sera probablement nécessaire.
À en croire les déclarations du Conseiller fédéral Ueli Maurer en 2009, celui-ci plaidait pour davantage de missions humanitaires que de missions de maintien de la paix pour notre armée. Récemment, le Conseil fédéral s’est engagé à s’impliquer davantage dans la politique internationale : qu’il passe à l’acte !
En proposant cette aide militaire, le Conseil fédéral redonnera une image positive de la Suisse à l’étranger, après une année 2009 chargée de mauvais coups pour notre politique étrangère. La Suisse est désormais perçue comme un paradis fiscal islamophobe. Il serait donc souhaitable qu’elle joue à nouveau avec ses meilleurs atouts.